Histoire de la Saintonge

La Saintonge a été occupée dès le paléolithique inférieur ; l’homme de Néandertal a laissé des vestiges d’abris sous roche, comme à la Roche-Courbon, puis plus tard on trouve des sites tels le Peu-Richard à Thénac, au sud de Saintes. En 1979, à Saint Césaire, au lieu-dit « la Roche à Pierrot » la découverte du squelette d’une jeune néanderthalienne, accompagné d’outils que l’on attribuait préalablement à Cro-Magnon, laisse supposer – pour la première fois en Europe – que l’homme de Néandertal et l’homme de Cro-Magnon ont cohabité.

 

Saintes est surtout connue pour ses Dessin-du-vieux-pont-1649vestiges archéologiques de l’époque romaine du 1er siècle après Jésus-Christ : amphithéâtre, arc de Germanicus. Elle porte alors le nom de Mediolanum Santonum, capitale des Santons.

 

Vers l’an 400, les Wisigoths s’établissent à Saintes. Le christianisme progresse sous la domination des Francs, vainqueurs des Wisigoths. Puis à la fin du VIIème siècle la Saintonge fait partie de l’Aquitaine, province née de la destructuration du royaume mérovingien.

 

Dans le royaume d’Aquitaine constitué en 781 par Charlemagne, la Saintonge connaît quelques décennies de paix. Pépin Ier fonde le monastère d’Angériacum (St Jean d’Angély). Mais en 866 le comte de Saintes disparaît sans successeur, alors que les comtés voisins de Poitiers et Angoulême veulent affirmer leur suprématie.

 

aulnayDu Xème au XVème siècle, la Saintonge connaîtra un essor économique important lié au commerce du vin ; ce sera aussi l’essor de nombreuses églises romanes dans les campagnes, témoignant ainsi de la montée démographique de cette région. Toutefois la Saintonge, et l’Aunis, adhèreront en masse à la Réforme ; les îles et la côte seront les foyers huguenots les plus importants, organisant même, en pleine répression, une église réformée clandestine. Louis XIII met fin à cet état de fait après la capitulation de La Rochelle; désormais l’Aunis et la Saintonge entrent dans le giron royal.

La Saintonge vers 1650

Grâce au commerce ces deux provinces vont connaître un nouvel essor ; Rochefort s’affirme comme arsenal militaire. Ce sera la prospérité jusqu’au XVIIIème siècle. Formé de l’Aunis et de la majeure partie de la Saintonge, le département de la Charente Inférieure est créé en 1790 – la loi du 4 septembre 1941 le dénommera Charente-Maritime. Son chef-lieu sera situé à Saintes, puis transféré à La Rochelle en 1810.

Après la crise du phylloxéra en 1875-76 la Saintonge reconstitue son vignoble ; l’Aunis se tourne vers l’industrie laitière.

En parallèle, à partir de 1860, le chemin de fer ouvre de nouveaux débouchés aux produits de la mer, et lancera la mode des stations balnéaires (Royan est reliée au chemin de fer en 1875). Toute la côte et les îles vont bénéficier de ce nouvel essor.

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